Générosité et dons ( archives)
1870
- Les cinq milliards de francs que la france doit payer comme dette de guerre vont peser sur toutes les communes , Sauville y compris.
Pour faire face , le conseil municipal lance des emprunts .Les Sauvillois y répondent largement et deux personnes sont mentionnés aux archives :
Eugéne Jacquemin prête une somme de 2 000 F
Victor Mordaing prête 10 000 F une première fois et 3 000 F une seconde fois.
Les Français volent au secours de la France et les troupes d'occupation regagneront plus vite que prévu l' Allemagne .
1872
- Le Docteur Bénit , Chevalier de la légion d'honneur décéde à Nancy . Il légue au bureau de bienfaisance de Sauville une somme de 12 000 F
- Pour perpétuer le souvenir de Jeanne d' Arc , le conseil demande la vente de chênes pour un produit de 200 F destiné à couvrir sa cotisation .
Mars 1873
- Le conseil vote une somme de 20 F pour l'érection d'un monument commémoratif à Epinal , pour le souvenir des vosgiens victimes de la dernière guerre.
1880
- Le 14 juillet devient fête nationale ; Pour répondre aux voeux du parlement , le conseil municipal vote une somme 300 F pour célébrer cette fête . Cette somme sera utilisée de la manière suivante : achat d'un drapeau , achat d'un buste de la république , gratification aux pompiers , fourniture de pain et de viande aux indigents , illumination et frais divers .
- Le maire expose la détresse de la colonie d'Algérie dont les récoltes ont été entierèment détruites par ne invasion de sauterelles et propose une souscription pour ce pays . Après un vote une somme de 50 F sera versée au receveur municipal.
Des faits divers ( archives )
- Le 7 août 1841 , le nommé Guillaume dit " Soutif " sort du bagne de Toulon . Il séjourne 8 mois à Sauville puis il obtient un passeport et voyage pendant 4 ans . De retout au village , il y restera encore 2 ans . Sa conduite sera jugée irrégulière et sa renommée douteuse .
- le 25 février 1854, Jean Prosper Thiébaut était en surveillance à vie et en résidence à Sauville depuis le début de 1847 . Il sortait du bagne de Rochefort après une condamnation de 8 ans de travaux forcés prononcée par les assises d'angers pour attentat à la pudeur . Ses parents habitaient le village . Il partira plus tard à Neuilly sur Saône .
- Le 17 Juillet 1854 , un Sauvillois est accusé de vol avec effraction . Faute de preuve , on ne peut le condamner .Il écrit alors au maire qu'il va se suicider et lui indique où se trouvera son cadavre .Le maire signale au procureur de la république " qu'il s'est rendu sur les lieux avec des témoins mais qu'il n'a rien trouvé et que probablement le délinquant a jugé plus prudent de s'éclipsser pour éviter des poursuites judiciaires, effectivement le maire apprend qu'il a quitté le village l'après - midi.
Accidents mortels
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Le 13 mars 1842 , le maire avise le juge de paix de Bulgnéville qu'un vieillard de Tollaincourt , absent de son domivile depuis 15 jours , a été retrouvé dans le bois de Vrécourt ( territoire de Sauville ) . Il était mort bien évidemment . L'acte de décès est rédigé à Sauville et le maire de Tollaincourt est prévenu .Il s'agissait de Pierre Nicolas Pételot
- Le 12 août 1842 , au domicile de Marcellin Morquin , marié a une fille Postel , le beau père Joseph Postel qui avait l'habitude de faire une sieste sur la margelle du puits , y est tombé et s'est noyé.
Litiges
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En mai 1873 , Mr Blandin de Vrécourt , est propriétaire de l'étang , il aurait tendance à empiéter sur les patis communaux voisins . On envisage un abornement pour mieux définir les droits de chacuns .
- En février 1854, a propos d'un differend avec la commune et Mr Génion , préposé à l'entretien de l'horloge , préposé choisi et surveillé par le curé Drouot , une délibération met l'accent sur les mauvais rapports entre ce prêtre et la municipalité ." Ce prêtre voudrait tout diriger et tout dominer comme il l'a fait auparavent " . Le conseil fait le voeu que l'autorité diocésaine donne a l'abbé Drouot une autre destination puisque par ses actes qui sont un tissu de mensonges et de bassesses , il s'est aliené l'estime et la confiance des paroissiens .Depuis plus de 3 ans , ce curé n'a cessé de martyriser par toutes sortes d'injures et de calomnies Mr Petijean , instituteur , qu'il a réussi à lui retirer le greffe . Le conseil demande que lui soit rendu justice car sa conduite et son zéle sont dignes d'éloges.
Suite sur Les fontaines ( écrit de Mr Peter d'après les archives )
Les améliorations apportées en 1830 sont poursuivies et amplifiées.
Les sources dites de " Jussecourt " retiennent l'attention . Elles n'avaient pas l'éfficacité attendue.Mal chambrées , selon les experts .Un nouveau plan est dressé et les travaux s'éffectuent , mais les travaux déplaisent aux propriétaires des terrains boulversés..C'est le docteur Ragout , médecin à Médonville qui se montre le plus éxigeant .
Le chambrement réalisé , il faut s'attaquer aux files de conduites qui menaient l'eau recueillie à la fontaine de la place .Les fuites étaient nombreuses et il est nécessaire de réparer et de remplacer .C'est surtout au fossé " de la Roise " et à la " croix rouge qu'on peine le plus .Le bois qui constituaient ces conduites est pourri , la fonte le remplace et cela coûte cher( 4517,90 F) facture de Michel Lorrain entrepreneur de bâtiment Sauville . Les eaux parviennent correctement et en abondance sur la place , premier succés , mais les réceptacles sont si vétustes que l'eau fuit de toutes parts.La palce de la liberté ( c'est ainsi qu'elle s'appelait ) n'est plus qu'un marécage nauséabond .Les lavandiéres n'étaient pas gatées , pas plus que les bestiaux qui venaient y boire , la situation fût sauvée en 1845.
Les efforts se portérent sur une fontaine plus ancienne , celle de Trémançon , bien que couvert d'une halle , elle manquait de confort .Une étude de Mr Mathey , architecte à Neuchâteau , concluait << les chênaux en pierre de taille sont obstrués et il faudrait les relever sur 20 m , les nettoyer , les rejointer et les recouvrir avec les anciennes dalles posées au mortier de ciment . >>Le travail terminé aura fier allure : un bassin de réception , 2 auges et n grand lavoir couvert . L'écoulement se faisait par le ruisseau vers Vrécourt en passant au pré "de la rate"
En 1861, on donne raison aux doléances des habitants du haut du village en créant de toute pièce la fontaine de la rue de Vrécourt ( en face de la maison de Mr Albert Chatelet , un terrain fut acheté à Marie Louise Laprévotte , veuve de François Croisette , boulangère à Sauville , il était en usage de jardin , entouré de murs , d'une superficie de 294 m² , l'acquêt
se monta à 1000 F .La veuve Croisette tenait le terrain de son père Pierre Laprévotte . C'est là que fut édifié la batisse actuelle
Reste le bas du village où on se plaint fort .La fontaine dite " du bas " ( maintenant local COFAS) est très souvent à sec . Son alimentation lui vient d' un petit amas d'eau amenagée dans les patis communaux , à flanc de coteau , au pied de la montée de la ferme des tuileries .On juge utile de prolonger la conduite de 160 m la conduite venant de la fontaine morel ( actuellement la fontaine Dargent ) L'eau de Jussecourt va donc suppléer ce manque d'alimentation, c'est mieux mais encore insuffisant , aussi en 1869 , les conduites de la rue du ruisseau sont relevés , ils sont pourris et on remplace par de la fonte .
Reste la fontaine de l'ex tilleul où du Baccu ,il y existe un lavoir et un abreuvoir , les habitants du quartier étaient mécontents . On peur le lire au registre des délibérations << Placé au centre d'une place autour de laquelle viennent converger six ou sept voies différentes et très fréquentées par bestiaux et voitures . Les laveuses n'y sont jamais en sécurité ; Elles ne sont pas plus a l'abri des courants d'air qui s'établissent à cet endroit avec d'autant plus d'intensité que les eaux de l'étang supérieur s'écoulent à une distance très rapprochée . Ces diverses causes et la nature par conséquent très froide du sol déterminent toujours en hiver la formation de glaces qui ne permettent pas l'usage du lavoir considéré cependant comme l'un des plus utiles du village en raison de l'excellence de l'eau qui l'alimente .>>On établie alors une halle protectrice , véritable petite maison en se servant des matériaux provenant de l'ancienne école des soeurs . Le plan dressé par Mr Fourquin , architecte à Saint Ouen , se réalise en 1867 et de nos jours cette fontaine est encore telle quelle .
Pour clore le chapitre , il faut signaler 3 tentatives orientées , elles aussi ,vers l'augmentation de l'alimentation en eau , mais elles échouérent toutes les 3, en 1835 , Mr Goirand , ingénieur des mines à Norroy , considère qu'il y a possibilité d'établir une fontaine artésienne au bas de la grande -rue .Le forage pourrait apporter 30 m3 par jour et l'eai jaillirait à 1,33 m du sol, il n'y eu pas de suite .
En avril 1848 , une délibération parle de la source " paramelle " << Considérant que sur l'indication de l'abbé Paramelle , un source abondante peut arriver sans grands frais au sein de la commune . . .>>L'architecte Grandidier se transporte sur les lieux et reconnait que << si l'on trouve une source , il y aura une pente suffisante pour l'amener sur la place .>>Cette bonne aubaine avait été détectée par le pieux sourcier dans un prè de François Jacquemin , en Colinpré.Durant 2 années , on creuse et recreuse , mais en vain . La baguette de l'abbé Paramelle s'était trompée.
Enfin , en 1863 , on envisage la création d'une fontaine abreuvoir nouvelle .Elle devait être adossée au mur de la maison actuelle de Marie Odile Laprevotte . Cette fontaine devait être alimentée par la réunion de 3 sources : celle de Norière , celle du prè Baudot et celle de Paurière; un plan avait été établi mais, l'idée n'alla pas plus loin .
Chantal FEVE-ROUSSEL

