Chantal FEVE-ROUSSEL

Sauville : Mon village natal avec son présent , son passé , son histoire et bien plus encore ... . .

carte Naudin
carte Naudin
carte de Cassini (1756-1815)

Bonjour à tous et merci de votre visite .. qui, je l'espère, vous sera agréable .

 

Mais comme l'oiseau fait son nid , donnez moi du temps pour la construction ...

 

Je recherche des cartes postales de la rue du ruisseau ( malgré mes achats immodérés , je n'en ai encore pas trouvé ) faites moi signe par mail

QUI étaient les premiers Sauvillois ? ?

Dans l'antiquité , la contrée vosgienne a été sucessivement occupée par les hommes préhistoriques ( âge de pierre , de bronze , de fer ), par des envahisseurs ligures, des celtes, et des belges Leuques.

En traversant l'histoire , on ne peut dater avec certitude quels sont les hommes et femmes qui devinrent les premiers habitants de Sauville.

Supposons

Selon Mr Duhamel , on a la preuve irréfutable de l'existence de tumulus durant la période dite ' protohistoire ' , découvert en fôret de Martigny ..à 2 km de Sauville ( moins 1000 à 500 ans de notre ére ) Ces tumulus fouillés ont révélés des pièces archéologiques exposées au musée d'Epinal et de Saint Germain en Laye .( J'ai placé  son rapport à la suite de la partie consacrée aux  mérovingiens, cliquez ! )

Au 3éme siècle avant J-C , les belges , frères des Celtes conquirent notre contrée et s'y établirent .Les Leuques frappaient monnaies d'or , d'argent et de Bronze ; leurs prêtres étaient des druides .

Le manque d'entente entre les divers tribus belges attirérent au 1er et 2ème siécle des invasion germaines ; pour se défendre les Leuques firent appel aux Romains .

Les Gaulois auquels appartenaient les Leuques et les Lingons vécurent t'ils à Sauville ?, pour l'instant , on l'ignore mais ce n'est pas improbable car La Mothe était dans les temps ancien : un oppidum ( lieu de refuge et lieu commercial) .On reconnaitra à ces Gaulois le Rituel du sacrifice animal pour complaire à leurs dieux

Parrallélement , la vie s'organise , les sentes deviennent des  chemins,des routes  ; L'agriculture s'intensifie avec la charrue , la herse,ils seront sédentaires ..Et construirons des villages.

Le manque d'entente entre les divers tribus belges attirérent au 1er et 2ème siécle des invasion germaines ; pour se défendre les Leuques firent appel aus Romains , ces Leuques sous domination germaine ne défendirent pas Vercingétorix .

Le Romain arrive et Vercingérorix pour le contrer ( des batailles dont les petites gens paieront le prix - pillage , famine, villages incendiés , femmes bafouées -)Soldat et fonctionnaires de Rome introduisirnet leur religion , leur langue et leur civilisation . Le Romain construira ,avec l'aide des populations,  la voie consulaire Agrippa  , celle là même qui ira de Tréves à Lyon en passant par Langres, Toul , Metz et des énormes  bornes seront  posées tous les mille pas.

Les esclaves cultivaient les biens des riches propriétaires dont les métairies seront les noyaux des villages( ceux qui portent des noms terminés en "ille " ). 

Les villages seront reliés entre eux par des chemins .( diverticilum) A Sauville un diverticulum existe toujours : Elle reliait le village d'Aureil -Maison à la Mothe (oppidum).

Notre Village perdit alors son isolement ... A Sauville un petit groupe de personnes devaient  vivre  près de la fontaine de Trémançon car le soc des charrues découvre   fréquemment d' anciennes fondations de maisons triangulaires ( trémançon est peut être une contraction linguistique de 3 Manses ; C'est à dire 3 constructions )

Bref , le Romain a aussi apporté la " modernité de l'époque" et la naissance du Gallo - Romain ... A partir de cette période Sauville obtient son nom = SAUVILLA

La paix s'installe pour 2 siécle  " Pax Romana ". Mais la léthargie s'installe hélas ! !

Au 4éme et 5 éme siécle , le barbare ( Francs, Alamans, Vandales, Alains, Huns ) approche venant de l'est et du nord , il s'approprie le village voisin dont on donnera le nom de leur chef Vréhère" VHEHERIS-CURTIS = VRECOURT "

Les érudits pensent que les terminaisons en ' ille ' sont  de consonance gallo-romaine et celle en 'court' de consonance Franque.

Après 496, notre région reconnut l'autorité du roi franc CLOVIS .

Nous sommes maintenant au 5éme , 6éme , 7éme siécle , la vie est rude et cruelle, Sauville est en " Austrasie " et ont ils participés au combat qui opposait Austrasiens et Neustriens ? Les Puissants s'essayaient à des traités de paix dont un fut signé à Pompierre par le roi Burgondes avec Sigebert et Brunehaut , cette reine qui mourut les cheveux attachés à la queue d'un cheval ...

Ces étrangers se mêlent à la population sauvilloise et agrandissent le village : CE SONT LES MEROVINGIENS  ( côteau  du rouge-parey et champs Kyrié) .

Ensuite Sauville passa sous la dynastie Carolingienne  de Charlemagne (742 - 814) et de ses ascendants ;Son seul fils survivant Louis Le Débonnaire ou le Pieux passa à ses 3 fils , la France en héritage ..Et ce fut désastreux :On arriva au traité de Verdun qui partagea la france en 3.( 843)

Charles obtint la France ; Louis la Germanie ; Lhotaire la Lotharingie qui deviendra par la suite : LA LORRAINE qui elle même fut divisée en 2 ( basse et haute) Sauville appartiendra à la Haute Lorraine

Sauville passa donc , successivement terre Française , terre germanique , et terre lorraine ..jusqu'a Louis le quinzième mais auparavant notre premier souverain fut un DUC : Gérard D'Alsace ....(1048-1070 )qui lui même délègua son pouvoir aux Comtes de Bar , Sauville compte alors 2 seigneureries  , celle de Sauville et celle de Savigny .... L'époque féodale commence ...avec un imbriglio de duchés , de comtés , de marquisats , d'abbayes : Pour simplifier , ces notables arrangeaient leurs mariages pour aggrandir leur pouvoir et les plus faibles souffraient ...

La période des Croisades en terre sainte arrive (1095-1291)

EN 1179 , Geoffroy de SAUVILLE  vendit à Labbaye de Morimond la vaine pâture sur toutes les terres qu'il possédait à Sauville ...( enrichissement des abbés cisterciens au détriment de nos serfs)

Jean de SOYVILLE vendit en octobre 1312 à Edouard, Comte  de Bar, ce qu'il possédait  au village ... IL existe toujours à Robécourt un lieu dit " terre de Jean de SOYVILLE "

Henry de SOYVILLE  , écuyer , et Isabelle sa femme vendirent à Jean De Chatillon-sur-Saône , six familles de Sauville .1323

Bertremin de SOYVILLE en 1340 fit également un marché

BERTHOLOMIERES fit certainement des transactions avec les moines cisterciens de Morimond ( il est inhumé dans la chapelle en 1306 )

Nos voisins de Martigny , percevaient des dîmes sur nos laboureurs .

Antoine de Serocourt était aussi un seigneur de Sauville .

Ensuite vint plus tardivement la lignée des LAVAULX et tous les seigneurs avec qui ils étaient apparentés ( mariages entre nobles familles).

Nos SAUVILLOIS traversérent la guerre de 100 ans ( 1337-1453, querelle dynastique au regard de la loi salique) avec son cortége de maladies , de pillages , de famine , de désolation ...( peste noire de 1350 )

Pour simplifier ,cette guerre opposait les Capétiens et les Plantagenets.

Les Français Philippe VI et ensuite  son fils Jean Le Bon contre les Anglais Edouard III et ensuite  son fils le Prince Noir, les 2 parties revendiquaient  le couronne de France ( notons qu'ils étaient cousins).

La peste noire fit son apparition et beaucoup de nos Sauvillois en moururent ..

 

En lorraine , en 1431, le 25 janvier meurt Charles II , notre DUC , laissant 2 filles pour lui succéder .L'aînée , marié au comte d'Anjou est son héritière ,les conseils de l'état de Lorraine confirme cette successsion et son mari se fait appeler René Ier  d'Anjou, c'est à ce môment précis qu'Antoine de Vaudémont ( neveu du duc défunt ), invoquant la loi salique , s'insurge et réclame l'héritage ..Les alliances se forment : Antoine s'allie avec le Duc Bourgogne et les Anglais tandis que René Ier est soutenu par son beau frère et roi de France Charles VII.( Jeanne d'Arc )Une fameuse bataille eu lieu à Bulgnéville le 2 juillet 1431( La pucelle venait de périr sur le bûcher ) qui fit 3000 morts .Pour finir , le duché de Lorraine échoue au petit fils de René Ier et il deviendra René II.

 

 Ensuite  on s'intéressa au démon : C'est l'inquisition qui arrive avec son cortége de cruautés et d'ignominies , Autour de notre village ; nombreux furent les pauvres héres  qui brulérent sur le bucher.Notons qu'historiquement , les seigneurs et leurs familles étaient épargnés par ces inquisiteurs, peu allérent sur le bûcher .Normalité du temps  , il remplissaient  les caisses de l'église et aidaient à dompter le petit peuple ...La croix devait être l'opium du peuple et ces serfs ne devaient pas  dériver vers d'autres confessions moins obscures .... 

1593 , Isabelle, femme de Damien Bazard ,de Marey brûla à Lamarche le 15 01 1594.

1598, Jean Poirson et 3 femmes de Liffol sont soumis à la torture.

1602, la veuve Petitjean ,de Graffigny est condamnée comme sorcière.

1604, Nicolas Robert , de Jainvillotte est décapité à La Mothe.

1607, Nicolas Marchal , mis à la question , condamné à mort et brulé et à Lamarche Demange Gueugnon et Agnés Vernon seront torturés et brulés . 

1608 , à La Mothe , Jeannette, veuve Demay , de St Ouen fut brulée à Bulgnéville .

1615, Didiére La Noire , veuve de Jean Lebrun est soumise à la Question et sera brulée

29 juillet 1625, jean Legros de Rocourt ,  sera pendu à une potence et laisser au vent .

Accablant , toutes ces personnes ont péris par dénonciation ...et bêtise humaine ,tragique en soi ...Le monde a t'il réellement changé ? ? Est 'il plus tolérant  ? ? .

 

Vint alors la tragédie de la Mothe , mais c'est une  autre et longue histoire .....

 

 

 

Les anciennes mesures lorraines utilisées dans les Vosges

Cette liste sélective est tirée de l'ouvrage de J.J.BEDEL ( 1801) consultable aux archives départementales des Vosges cote A 190

 

La valeur de l'unité de longueur variait d'une province à l'autre et même d'une ville à l'autre à l'intérieur d'une même région .

 

Mesures de longueur en lorraine

 

le POUCE : 2,86 cm  ( 1 pouce = 10 lignes )

le PIED : 28,59 cm ( 1 pied = 10 pouces ) à PARIS = 32,48 cm

l'AUNE : 0,639 m en lorraine ; à EPINAL : 0,658 m ; à PARIS : 1,188 m

la TOISE : 2,859 m en Lorraine ; en France 1,949 m ( 1 toise = 10 pieds = 100 pouces )

la PERCHE : 7,146 m

la LIEUE : petite lieue = 3,898 km ; lieue commune = 4,444 km ; lieue marine = 5,556 km

le METRE représente la dix-millionième partie de la longueur de l'arc du méridien terrestre compris entre l'équateur et le pôle septentrional soit 3 pieds , 11 lignes, et 296 millièmes ( dès 1736 , la longueur de cet arc avait été mesuré .)

 

mesures de surface

 

TOISE CARREE : de Lorraine = 8,175 m², de France = 3,799 m²

PIED CARREE : de Lorraine = 8,17 dm² , de France = 10,552 m²

POUCE CARREE : de Lorraine = 8,17 cm² , de France = 7,328 cm²

LIGNE CARREE : de Lorraine = 8,17 mm² , de France = 5 mm² 

 

mesures agraires

 

ARPENT de Lorraine = 0,5107 hectare

JOUR de Lorraine = 0,2044 hectare

OMEE de Lorraine = 2,0438 ares

Le jour ou journal de Lorraine se divise en 10 omées

l'omée se divise en 25 toises carrées

Le jour correspondait à la surface de terre qu'un laboureur pouvait travailler en un jour avec une paire de boeufs .

 

mesures de volume

Sous l'ancien régime , on parlait de mesure de solidité

TOISE CUBE = 7,4039 m3

PIED CUBE = 34,2773 dm3

POUCE CUBE = 19,8364 cm3

LIGNE CUBE = 11,479 mm3

 

mesure pour le bois de chauffage

 

CORDE de Lorraine = 3,366 stéres

 

mesures de capacité pour les grains et les matières séches

le RESAL d'Epinal = 1,248 hl , de Bruyéres = 1,214 hl

le SETIER = 1 hl

le BOISSEAU = 1 décalitre

Mr J.J. BEDEL indique dans son ouvrage la valeur des réseaux suivants : Epinal et Neufchâteau ( 1,206 hl) Darney ( 1,562 hl) Autreville (1,226 hl) Lamarche ( 1,883 hl) ect ... Et le BICHET de Damblain = 0,575 hl.

 

mesures de capacité pour les liquides

 

mesure de Lorraine = 0,4407 hl

PINTE de Lorraine = 1,224 L ( le litre s'appelait aussi " PINTE NOUVELLE "

POT de Lorraine = 2,269 L ( 1 mesure de Lorraine = 18 pots de Lorraine )

CHOPINE de Lorraine = 0,612 L

DEMI-SETIER de Lorraine = 0,306 L

ROQUILLE de Lorraine = 0,153 L

DEMI-ROQUILLE de Lorraine = 0,077 L

La valeur de chacune de ces mesures variaient d'une ville à l'autre .

 

mesure de poids

La LIVRE = 0,4895 kg ; le kg fut appelé " LIVRE NOUVELLE "

Une ONCE = 30,59 g

Un GROS = 3,82 g

Un GRAIN = 5,312 cg

 

 

Les Sauvillois asservis ..

On peut imaginer dans quelles conditions difficiles vivaient nos ancêtres et anciens sauvillois ...La vie ne leur étaient guére facile chaque jour , gageons qu'ils ne naissaient pas avec une cuillère en argent dans la bouche ..Et les SEIGNEURS du village ne leur donnaient pas la possibilité de s'épanouir : Voyons plutôt

Dans le registre des affaires de Sauville , on trouve 3 ou 4 réunions pour la mise en place de la DÎME , l'impôt le plus impopulaire , au 5 éme siècle : c'est un don volontaire en faveur de l'église , de facultative , elle devient obligatoire au concile de 30 en 567.Charlemagne la rend obligatoire en 779

 

EN juillet 1754 le 28 , le premier écrit sauvillois dit ceci -<< Le tiers de la grosse dîme du ban a été mise en adjudication en 1ére mise par Nicolas Gaxotte à 80 paires , remonte par Pierre Thouvenel à 85 paires , remonte par Claude Joly à 86 , remonte par Claude Moniat et après 3 publications a été attribué à Claude Joly , laboureur à Sauville fixée à 94 paires de bichets ( mesure de la Mothe )dont la moitié en blé et en avoine .Le dit Joly les delivrera au seigneur décimateur tant à Sauville qu'a Vrécourt aux greniers de la St Martin et Claude Joly devra en outre 2 livres de cire actuellement dues au domine du roi ou à son fermier de Sauville .Les frais seront à sa charges et seront payés au sergent.

Ce que Mr le baron de Vrécourt , seigneur en partie de Sauville et le sieur Nicolas Renaud , agent de Mr le Comte de Morvilliers ont accepté .signent ensuite : Claude Joly , De Lavaux Vrécourt , Renaud N., Brice Bailly sergent, Joseph Bailly greffier ->> 

Il y avait toutes sortes de dîmes

 

  • dîme grosse : porte sur les gros grains, blé , quelquefois sur le chanvre femelle.A sauville elle se prélevait sur le terrain sous forme de bottes , ces bottes comprenaient 13 gerbes ou trézeau .Une gerbe sur 13 était mise de côté par le paulier ( homme detesté ) homme de peine du preneur   

  • dîme inféodée : dîme sécularisée perçue par un laïc.

  • dîme menue : porte sur les bestiaux (également appelée "carnelage") et la

  • dîme mixte : porte sur les animaux.

  • dîme novale : porte sur des terres défrichées depuis moins de 40 ans.

  • dîme personnelle : porte sur le fruit du travail.

  • dîme solite : perçue depuis des temps immémoriaux (les dîmes insolites étant occasionnelles).

  • dîme réelle ou prédiale : porte sur les fruits de la terre.

  • dîme verte : porte sur le lin , le chanvre ,  les fruits et le légumes.Seul le curé en était le bénéficiaire

Les dîmes variaient d' un village à l'autre ( miel, cire , abeilles )

 

11 Août 1754 - << sont comparus par devant nous Joseph Bailly , greffier , le sieur Laurent Rochelet , prêtre et curé de Sauville , qui nous a dit et démontré qu'en cette qualité il lui appartenait un tiers de la grosse dîme et la totalité des menues dîmes et des novales , lesquelles novales portables par la moitié avec les vénèrables bénédictins de Morizécourt ( charité chrétienne !)

Un paulier était un homme qui levait la dîme pour le compte du seigneur , à Sauville seront nommés Sébastien Manson et Jean Morel  << ils ont promis de bien et fidélement faire leur fonction et reprendre tous les malfaisants trompant et fraudant , ainsi que les bestiaux qu'ils trouveront dans les javelles de blé et autre grain non coupés et même aussi dans les prés en réserve .

On suppose que ces pauliers devaient s'attirer beaucoup d'ennuis et mon ancêtre Nicolas Didier ne prenait pas de gants .

6 septembre 1786 -<< Brice Bertrand , paulier, lequel étant dans l'exercice de sa charge , vers les 6 heures du soir, arrivant à la dîme appartenant à Nicolas Didier , voyant enlevé ladite gerbe lui a dit des sottises et de mauvaises raisons , il l'a même terrassé , il a brandit son " pau " pour se defendre , mais cela n'a pas empeché le sieur Didier de lui donner des coups , La femme Didier s'est mise avec lui mais cela n'a pas empêché le paulier Bertrand de prendre la gerbe , c'etait au canton du pré Baudot

En ces temps , on ne pouvait pas rentrer sa récolte  , surtout ni avant , ni après le coucher du soleil , alors les fraudeurs étaient nombreux.

Seront pris en train de frauder : 9 avril 1757 , le sieur Lapotre , le 21 septembre 1787, Nicolas Bernard .

 

Les BANALITES , autre forme d'impôt qui consistait à l'obligation d'aller moudre sa farine au ' moulin banal ' Sur la quantité de farine obtenue , on prélevait un certain nombre de ' bichets de farine pour le seigneur

Le moulin se trouvait ' rue du moulin' tout près de l'étang privé , le 29 février 1760 ,une délégation de notables composée du maire Antoine Chevallier , d'antoine Cuny , du greffier Joseph Bailly , du sergent Brice Bailly pour y marquer la trémoire ,C'est un engin qui tire la mesure de 3 bichets qui devait être marquer par un clou ( le quart) 2 clous ( la moitié ) 3 clous ( les 3 quarts).

 

 

Le VINGTIEME  , ancien impôt sur le revenu , le collecteur en était généralement le maire , tâche ingrate , et quand un habitant ne pouvait pas payer , on lui prenait un gage , tel fut le cas de Jean Thuillier à qui on pris un petit chaudron en airain le 16 novembre 1766.( chaudron qui lui retourna à son propriétaire le lendemain ).

 

Le droit de JAUGE : qui était fixé à 20 sols pour chaque pièce grosse ou petite , payable par moitié par l'acheteur ou le vendeur , il portait sur le vin , la bière , l'eau de vie , ect ..

 

La mise au BAN : en voici un aperçu:7 juillet 1754 , à la sortie des vêpres ou tous les habitants étaients présents , il a été résolu en corps de communauté la mise au ban des prés situés sur le finage jusqu'au 11 du mois sous peine d'une amende de 5 francs .On allait pour tout de la mise au ban aussi bien des poires ou  de l'herbe .En fait on empêchait le paysan de récolter le fruit de son labeur , on nommait des gardes tel Dominique Jaquemin ou François Dufour .La patûre des bestiaux était aussi limitée , il fallait déclarer au greffe , l'endroit ou ses bestiaux paturaient et s'engager " aux dépens à l'égard des voisins" Le 30 mai 1756 François Fauconnier , laboureur , fait paturer ses bêtes au pré ronsin et promet de payer le dommage causé par ceux -ci.

 

La CIRCULATION  des grains : si par bonheur , un laboureur avait un excédent de grain et désirait le vendre au village voisin , il lui fallait payer cette fameuse redevance , tel était le cas de Claude Joly, Jean Jaquemin, François Humblot le 20 novembre 1772.

Face à tous ses mesures , restrictions , contraintes ,nos Sauvillois vont se chercher des querelles futiles , lisez plutôt;

2 octobre 1777:"Charles Guinot et Martin Antoine , nommé par le maire, Pierre Didier, se transportent au champ bitoux , le sieur Limaux à tiré 2 royes du côté du levant et une du côté du couchant ce qui occasionné un tort considérable"

15 septembre 1777 : " dommage d'un quart et demi de grain , tant féves qu'avoine dans un champ de pré voinant , propriété de Pierre Thouvenel .

1 mai 1756 :" dommage dans un pré du baron Lavaulx pour un quarton de foin

22 août 1766 " dommage dans un pré de Michel Humblot pour un moiton d'orge

Des bestiaux qui s'échappent :" Jean Moret , surveillant trouve une vache de Nicolas Joly dans les blés de la corvée , 3 brebis d'Alexandre Mathieu , 2 chévres de François Rollet et une de François Collin dans ces mêmes blé .ect ....

Anecdotes du climat ambiant ...1750/1780

Suite aux contraintes imposées à nos Sauvillois , le climat devient tendu , des querelles s'affichent , des jalousies , de la malhonnêteté, de l'agressivité , de l'immoralité : un tout qui fromentera la future révolution de 1789...

Et 200 ans plus tard , la mentalité a t'elle  réellement évoluée  ? où l'homme , malgré l'histoire ,restera t'il à jamais un fourbe sans jamais chercher à s'amender ...

__________________________________________________________________________

 

ET à ce propos , j'aurai , aujourd'hui  , quelques faits plutôt risibles qu'agaçants  ,glanés ici et là , à coucher sur le papier  ...Mais ce ne sera jamais mon propos , les archives en témoigneront ...Ne dis t'on pas que les écrits restent et que la parole s'envolent ....

 

_________________________________________________________________________ 

Voyez plutôt , il y à 200 ans

Plainte de Jean Chopinet contre le bélier du curé " la bête s'est jetée sur une petite fille et l'a blessée " Le plaignant demande l'abattage de la bête .

 

A sauville , il y avait 4 cabarets ..où l'on cause , boit , et traite ..

26 décembre 1779 " entre 1 et 2 heures après minuit , est comparu au greffe Joseph Bergeret , garde .S'étant transporté à l'auberge , tenus par Catherine Thuillier , veuve Jaquemin , débitante de boissons, ayant l'enseigne " le lion d'or" fut menacer par le nommé Charles Chevallier ,ayant bu plus que de raison ,  ce dernier lui dit que s'il faisait un rapport , il l'enfilerait de son épée ,armé, il tira  des coups de feu ainsi que ses amis au milieu du village ...en se rayant du dit garde ..

7 juin 1770, Maître Pierre Bousselot a fait plainte : Hier , vers 5 heures du soir, revenant de Vrécourt où il venait de faire assigner Nicolas Pourquot , meunier , celui-ci le poursuivit jusqu'a Sauville et l'aurait fait entrer de force dans la maison Bournot, le  nommé Pourquot voulait reprendre de force les papiers qui le compromettait , il se serai jeté sur lui et roué de coups . Ledit Bousselot se trouva blessé jusqu'a éffusion de sang ; L'agresseur n'ayant pû trouver les papiers obligea Bousselot à écrire ce qu'il lui dictait , le retenant comme prisonnier ...

 

22 août 1777: bagarre entre Antoine Briet , marchand , et un concurrent Claude Clement " Entre 11 heures et midi , j'ai été assailli par Claude Clement et sa femme qui m'on traité de fripon , de dévaliseur, m'ont pris par le collet et jeté par terre , ont fouillé dans mon gousset , y ont pris la clé de l'armoire et ont regardé dans ma bourse sans que je puisse savoir s'ils m'ont fait tort ..."

 

10 mars 1755 : Marie Richard, veuve de Joseph Lecoq et Anne , sa fille pour y faire plainte au greffe.Etant au moulin y trouva la femme de Baptiste Soriot .Cette dernière lu a demandé des ciseaux , alors elle a prétendu que c'était les siens ; Une bataille s'ensuivit .Anne Lecoq a reçu coups de poings et coups de pieds et a eu des cheveux arrachés mais le meunier est intervenu sans quoi la dite Lecoq aurait été étranglée ..

 

29 octobre 1755, Marie Mollard , femme de Pierre Froment , marchand, s'est fait injurier par Brice Bailly , maçon -< tu n'est qu'une paillasse de lit et dans le catalogue des paillardes , tu es une premiére ...>-

 

Joseph Flonie contre François Fauconnier pour coups de clairon sur la tête , injures et menaces de mort ...

 

Intervention du sieur Limaux , maître en chirurgie pour la femme de Jean François Boulanger , elle était alitée et se plaignait d'avoir été battue ...

                                       ------------------------------------------------

On remarquera le début de l'ére sociale concernant les jeunes filles en état de grossessse ; Ces dernières devaient déclarer leur grossesse au greffe du village et si par négligence ou amour propre elles ne le faisaient pas , le maire se déplaçait à leur domicile ..

 

8 novembre 1772 ,-<< nous,  maire de la partie du roi , ayant appris la grossesse de Marie Chopinet , fille de Jean Chopinet et de Catherine Viard .Nous avons vu ladite Chopinet dans les douleurs ; Par 3 fois , nous avons demandé des oeuvres de qui , elle était enceinte ? .Elle nous a répondu par 3 fois que c'était des oeuvres de Jean Collot , fils de Jean Collot , serrurier à Bulgnéville .( c'était de la rigueur administrative  ! ! )

 

22 septembre 1755 sont comparues Marguerite Antoine , fille née à Sauville , assistée de Anne Humblot ,matrône,( sage femme ) en présence de Claude Joly et François Fauconnier , particuliers de Sauville .Ladite Marguerite déclare être enceinte de cinq mois et demi et n'avoir eu d'autre homme que le dénommé Jean François Pernet de Port sur Saône , cavalier au régiment de Vienne, incorporé dans les brigades Montmorency

 

Marie Bailly , elle aussi , enceinte d'un cavalier du régiment de Vienne Pierre Rodez

Marie Lamotte , enceinte de Jean Richard , cavalier , lui aussi au régiment de Vienne

A croire pour ces jeunes filles que l'habit porte beau ! ! 

 

Une aide alimentaire

12 avril 1755 - << Ont comparus au greffe Nicolas Pernot, Jacques Pernot , Georges Pernot, Marie Pernot, Anne Pernot, Jeanne Pernot, tous enfants de Charles Pernot , lesquels se portent fort pour le nourrir et lui donner la subsistance nécessaire à cause de son grans âge et de sa caducité , étant hors d'état de gagner sa vie ...

Les DUCS de LORRAINE

Armoireries

branche de LORRAINE - ALSACE

 

1048 / 1431

 

Gérard d'ALSACE ..........1048

Thiérry LE VAILLANT .....1070

SIMON 1er.....................1115

MATHIEU 1er.................1159

SIMON II .......................1176

FERRY 1er dit de Bitche.1205

FERRY II ......................1206

THIEBAUT 1er................1213

 

--------------------------------------------------------------------------------------------------------

MAISON DE LORRAINE

 

MATHIEU II ...........1220

FERRY III ..............1251

THIEBAUT II ..........1303

FERRY IV .............1312

RAOULT 1er ..........1328

JEAN 1er ...............1346

CHARLES II............1390

 

_____________________________________________________________________

 

MAISON dite D'ANJOU - LORRAINE

 

1431 - 1473

 

RENE 1er ..............1431

JEAN II d ' ANJOU...1453

Nicolas D'ANJOU ....1470

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

MAISON de LORRAINE - VAUDEMONT

 

1475 - 1737

 

RENE II .......................1475

ANTOINE .....................1508

FRANCOIS 1er .............1544

CHARLES III..................1545

HENRY II ......................1608

FRANCOIS II..................1625

CHARLES IV .................1625

NICOLAS - FRANCOIS....1634

CHARLES V...................1675

LEOPOLD 1er ................1690

FRANçOIS III ..................1729

 

François III est le dernier de la lignée issue de Gérard d'Alsace qui ait donné des lois au pays .Il épousa , le 12 février 1736 , l'archiduchesse Marie Thérèse er céda en exécution du traité de Vienne ( 3 octobre 1735) le duché de Bar ( La MOTHE )  le 24 septembre 1736 , le 15 février 1737 celui de LA LORRAINE en échange du duché de Toscane ; il fut couronné empereur d'Allemagne en 1745 et il mourut le 18 août 1765 , ouvrant ainsi à ses successeurs , sous le nom de Lorraine - Autriche , une nouvelle ére de grandeur et de puissance .

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Stanislas LESZCZYNSKI ------1737-1799 ex roi de Pologne

 

LOUIS XV marié à Marie LESZCZYNSKA fille de STANISLAS LESZCZINSKI

 

Par ce mariage , la LORRAINE et SAUVILLE avec devient française  

historique et statistique de Sauville en 1887

Monographie du village de Sauville écrit en 1887 par Léon Louis et Paul Chevreux.

 

Sauville commune de l'arrondissement de Neufchâteau , canton de Bulgnéville , à 64 km d'épinal, 27 de Neuchâteu , 11 de Bulgnéville , située dans une plaine ; à 340 m d'altitude

 

                   terrain

  • calcaire à gryphées arquées
  • grès infraliasique

 

Traversée par par le ruisseau de Moyenpré; sur le passage du chemin de grande communication n° 22, de Landaville à Damblain ; et du chemin d'intérieur communal n°24 , de Vrécourt à Martigny les Bains ; sillonnée par 8,445m de chemin vicinal ordinaire et par 7,344 m de chemin ruraux reconnus.

 

  • La station de chemin de fer la plus proche est à Roziéres sur Mouzon , à 6 km sur le ligne de Chalindrey à Mirecourt
  • Poste et télégraphe à Vrécourt , à 2 km
  • Population 625 habitants , 205 maisons , 12 conseillers municipaux , 1 sage femme
  • Paroisse dépendant de la cure de Bulgnévile ; fête patronale le 11 novembre : Saint Brice
  • Perception et recette municipale à Vrécourt
  • Ecole primaire de garçons : 43 élèves
  • Ecole primaire des filles :33 élèves
  • Ecole enfantine : 47 élèves
  • Bibliothéque : 206 volumes
  • Bureau de Bienfaisance : 1,510 frs ; revenus annuel : 43 frs
  • Brigade de gendarmerie à Bulgnéville ; 8 conscrits en 1886
  • Compagnie de sapeurs pompiers : 15 personnes
  • Revenus annuels de la commune :10,016 frs dont 428 frs en rente 3 0/0 sur l'état ; valeur du centime 43 frs 19; produit des 4 contributions directs 7, 384 fr 64 dont 336 frs 50 sur les patentes
  • Surfaces territoriale = 1,438 ha dont 560 en terre labourable , 100 en pré; 1 en vigne , 725 en bois , 38 en jardins, vergers, chenevières
  • Cultures principales: blé = 3,740 hectares , orge = 120 ha; avoine = 3,400 ha; pommes de terre =180 ha;valeur de la forêt communal = 728,760 frs 45  ; 1 carrière de grès
  • Industrie : fabrique de charrues avec un marteau de forge mû par l'eau qui occupe 2 ouvriers
  • fermes : le moulin = 4 habitants ; la tuilerie = 4 habitants 

 

        Population 

  • 1710 = 84 habitants
  • 1773 = 80 habitants
  • AN VII = 893 habitants
  • 1830 = 965 habitants
  • 1847 = 835 habitants
  • 1867 = 706 habitants

      Sous la royauté ( ancienne division)

  • 1710 = baillage du Bassigny , prévoté de Bourmont  
  • 1751 = baillage et maitrise de Bourmont , coutumes du Bassigny Lorrain , cour souveraine de Nancy 
  • 1790 = District de Lamarche , canton de Vrécourt 
  • Spiritualité = archidiaconé et doyenné de Vittel , diocése de Toul  

 

Histoire

 

Il y avait à Sauville ( Sauvilla) 2 seigneureries , celle de Sauville et celle de Savigny.

Au mois d'octobre 1312, Jean de Soyville (Sauville) vendit à Edouard ( comte de Bar) ce qu'il possédait au dit lieu , moyennant 52 livres de bons petits tournois. 

En 1323, Henry de Soyville, écuyer et Isabelle , sa femme , vendirent à Jean de Châtillon sur Saône , sénéchal de La Mothe , au nom du comte de Bar , 6 familles d' hommes et de femmes à Soyville .

Le 4 avril 1340, Bertremin de Soyville , vendit à Henri , comte de Bar , tout ce qu'il avait en la grande seigneurerie de Soyville , avec toutes ses appartenance , tant les droits de haute justice qu'autres , pour la somme de 80 livres de tournois .

Le 19 septembre 1489 , le duc René confirma les chartres des habitants de Sauville , on lit dans cet acte :<< comme notre amé et féal Antoine de Serocourt , seigneur de Romain sur Meuse et de Sauville en partie , à la remontrance de ses hommes , manans et demeurant dans sa dite seigneurerie de Sauville , parcqu'il  était envers lui  redevables de plusieurs grandes servitudes et redevance de main morte , de formariage , de poursuite et de reprise avec ce taillables un fois l'an à volonté au jour feste Saint Remy , comme aussi tenus et chargés d'autre redevances comme géline , chapons ect ...ect...lesquelles ils ne  pouvaient supporter  ni payer à cause de leur pauvreté , diminution et autre pestes et dommages qu'ils auraient eu l'occasion des grandes guerres qui depuis 24 ans auraient régné en ce pays , et estoit le lieu dépopulé , affranchi les habitants presens et à venir de toutes ces tailles , moyennant une redevance annuelle de 12 gros , monnaie de Lorraine ect ....

 

Le village de Sauville , de même que ceux de Vrécourt et St Ouen , fut incendié en 1634 , avant le commencement du siège de La Mothe , dans une seule nuit 92 maisons de Parey furent brulées ; à Sauville , il y eu une rue entière et à Vrécourt , les plus beaux logis autour du château.

 

Au commencement du XVII éme siécle , le sieur de Vidampiere est seigneur de Sauville.

 

Le 4 décembre 1736, un arrêt du conseil duc confirma la transaction du 30 juin précédent , entre le sénéchal de La Mothe et Bourmont et François Labbé , seigneur de Beaufremont , par laquelle , il avait été convenu que ceux qui viendraient dans la suite s' établit à Sauville n'auraient plus la liberté de se choisir l'une ou l'autre des seigneureries dudit lieu , et qu'en conséquence de cette même transaction , les mâles descendants d'un quart des habitants de la communauté de Sauville ,partage étant fait, appartiendraient à la seigneurerie de Savigny , et de ceux qui viendraient à l'avenir s'établir audit lieu , les trois premiers et leurs descendants appartiendraient au domaine du duc , et le quatriéme serait sujet du sieur de Savigny , qui percevrait le quart des sujets à lui abandonnés , y compris ceux dont il jouissait.

 

L'abbé de Saint Epvre avait droit de patronnage de la cure de Sauville .Il percevait des dîmes ; le second tiers était au curé , l'autre inféodé appartenait au sieur de LAVAULX de Vrécourt et à ses coseigneurs.

 

De la paroisse se Sauville dépendait un ermitage dit de St Brice .

 

L'église actuelle a été construite en 1837.

 

Une maison particuliére , achetée en 1858 sert de mairie et d'école de filles .Une autre , achetée en 1834 sert d'école de garçons.

 

Les archives de la mairie renferment les délibérations depuis 1753.

 

Les actes de baptêmes , mariages, décès commencent en 1651.

 

 

 

                                        

Fête Patronale en NOVEMBRE : St BRICE

Chapelle privée

                                         

 

 

 

 

 

 

Chapelle Saint BRICE

ICI, dans l'ancienne chapelle , vivait un ermite

 

 

 

 

 

Peint par Elisabeth , vue de face de la chapelle du cimetière . .

Vue du village

Vue aérienne de Sauville 88140

Des photos, le cimetiére barbare, ceux de 14, de la généalogie, de l'histoire , des photos de classe, tout cela va venir en son temps , merci de patienter.Mais il faut fouiller le site : C'est VOLONTAIRE  . . .Car il s'enrichie chaque mois

Sauville aujourd'hui

Pour toute question sur l'utilisation de Jimdo, n'hésitez pas à consulter notre rubrique aide ou à nous contacter par e-mail à support@jimdo.com!